Le 1.6 HDi et le 1.6 THP de la première génération sont les motorisations à fuir en priorité, avec des turbos et des pompes à huile qui lâchent dès 80 000 km. Sur la deuxième génération, le PureTech avant 2019 et le 2.0 BlueHDi 180ch (2017–2019) cumulent les défauts les plus coûteux. En revanche, un 5008 post-2020 avec le 1.5 BlueHDi 130ch ou le PureTech 130ch corrigé est un achat beaucoup plus serein.
Peugeot 5008 : le tableau récapitulatif
| Motorisation | Période | Verdict | Risque principal | Coût réparation |
|---|---|---|---|---|
| 1.6 HDi 110/112ch | 2009–2013 | À fuir | Turbo + injecteurs fragiles | 1 500–4 000 € |
| 1.6 THP 156ch | 2009–2012 | À fuir | Pompe à huile + chaîne distribution | 3 000–5 000 € |
| BVA6 (boîte auto) | Avant 2012 | À fuir | À-coups, embrayage, mode dégradé | 4 000–5 000 € |
| 1.2 PureTech 130ch | 2017–2019 | À éviter | Surconsommation huile, courroie humide | 3 000–5 000 € |
| 2.0 BlueHDi 180ch | 2017–2019 | Attention | Système AdBlue + SCR défaillants | 1 500–2 500 € |
| 1.5 BlueHDi 130ch | 2017–2020 | Vigilance | Chaîne de distribution fragile | 1 200–2 500 € |
| 1.5 BlueHDi 130ch | Après 2020 | Recommandé | Défaut corrigé au restylage | — |
| PureTech 130ch | Après 2019 | Recommandé | Nouvelles bagues, fiabilité améliorée | — |
| 2.0 BlueHDi 150ch | 2012–2017 | Recommandé | Robuste sur longs trajets | — |
1ère génération (2009–2017) : les motorisations à fuir absolument
La première génération du 5008, lancée comme monospace familial, concentre les défauts de jeunesse les plus sérieux. Trois motorisations en particulier posent des problèmes chroniques qui peuvent ruiner un budget automobile.
Le 1.6 HDi (110ch et 112ch) — turbo et injecteurs à surveiller de très près
Le 1.6 HDi est le moteur diesel le plus répandu sur les 5008 de première génération, ce qui en fait aussi le plus dangereux à l'achat si on ne connaît pas ses failles. Le turbocompresseur montre des signes de défaillance dès 80 000 km sur les premiers millésimes (2009–2012) : perte de puissance progressive, sifflements à l'accélération, fumée bleue au démarrage. Le remplacement d'un turbo coûte entre 1 500 et 2 500 euros pièces et main-d'œuvre.
Les injecteurs représentent un second point noir récurrent. Leur usure prématurée se traduit par des ratés au démarrage à froid, une consommation en hausse et des à-coups à faible régime. Comptez 400 à 800 euros par injecteur, avec quatre injecteurs sur ce moteur.
La vanne EGR s'encrasse également, surtout en usage urbain. Ce défaut, combiné à un encrassement de la vanne papillon, entraîne des pertes de puissance et un comportement moteur erratique. Les modèles 2009–2012 cumulent le plus souvent ces trois problèmes ensemble. À partir de 2013, Peugeot a revu la pompe à huile et amélioré la calibration des injecteurs — les millésimes 2013–2016 sont nettement plus fiables.
Le 1.6 THP essence — la bombe à retardement sous le capot
Le 1.6 THP 156ch est probablement la motorisation la plus dangereuse de toute la gamme 5008. Ce moteur essence turbo, monté entre 2009 et 2012, est tristement connu dans toute la famille PSA/Opel pour deux défauts graves : la chaîne de distribution fragile et la défaillance de la pompe à huile.
La pompe à huile peut lâcher sans avertissement, ce qui prive brutalement le moteur de lubrification. Les premiers symptômes sont des claquements métalliques au démarrage à froid — un signal d'alerte à ne jamais ignorer lors d'un essai. Si la pompe cède complètement, c'est la destruction du moteur par manque de lubrification, avec une facture qui peut dépasser 4 000 à 5 000 euros pour un remplacement moteur complet.
La BVA6 avant 2012 — la boîte automatique à éviter
La BVA6, boîte automatique à 6 rapports proposée en option sur la première génération, a posé de sérieux problèmes sur les premières séries (avant 2012). Les propriétaires rapportent des à-coups répétés en conduite urbaine, un passage des rapports hésitant et des entrées en mode dégradé intempestives.
Le problème vient d'une calibration logicielle initiale mal maîtrisée et d'une usure prématurée de l'embrayage interne. Une réfection complète de la BVA6 coûte entre 4 000 et 5 000 euros — soit souvent plus que la valeur du véhicule lui-même sur un vieux 5008 d'occasion. Peugeot a déployé des mises à jour software à partir de 2012-2013 qui améliorent sensiblement le comportement : les BVA6 post-2013 sont globalement plus sereines.
2ème génération (2017–aujourd'hui) : les versions à surveiller
La deuxième génération du 5008, lancée en juin 2017, marque un changement radical : le monospace devient SUV 7 places, et la gamme de motorisations est entièrement renouvelée. La fiabilité globale s'améliore, mais trois motorisations de première heure restent problématiques.
Le 1.2 PureTech avant 2019 — surconsommation d'huile et risque de casse moteur
Le 1.2 PureTech 130ch est le moteur essence de base de la deuxième génération. Sur les millésimes 2017 à 2019, il présente un défaut bien documenté : une consommation d'huile excessive, de l'ordre de 1 litre tous les 1 000 km dans les cas les plus sévères. Un propriétaire peu attentif qui ne vérifie pas régulièrement le niveau risque une casse moteur par manque de lubrification, avec une facture de 4 000 à 5 000 euros pour une remise en état complète.
Ce problème vient d'une courroie de distribution dite "humide" (immergée dans l'huile) dont les joints vieillissent mal et favorisent les fuites internes. Peugeot a corrigé ce défaut à partir de 2019 avec de nouvelles bagues de soupapes et une révision de la courroie humide. Un 5008 avec ce moteur produit après mi-2019 est donc beaucoup moins risqué.
À noter : les 1.2 PureTech EB2 de 2023-2024 présentent un nouveau défaut de poulie déphaseur, mais d'ampleur plus limitée (coût 800–1 500 euros) et généralement pris en charge sous garantie constructeur.
Le 2.0 BlueHDi 180ch (2017–2019) — AdBlue et coûts cachés
Le 2.0 BlueHDi 180ch de première génération (2017–2019) est un moteur puissant mais capricieux en matière de dépollution. Le système SCR (réduction catalytique sélective) qui gère la consommation d'AdBlue se révèle peu fiable : capteur NOx défaillant, sonde de température en panne, voyants d'alerte qui s'allument sans crier gare. Une remise en état du système SCR coûte entre 1 500 et 2 500 euros.
Le FAP (filtre à particules) s'encrasse plus vite que prévu, surtout en usage urbain court — un point critique pour un SUV 7 places souvent utilisé en ville. Ce moteur est surtout à éviter dans sa version 2017–2019 ; les millésimes post-2020 bénéficient du restylage et de révisions techniques qui ont amélioré la fiabilité du système de dépollution.
Le 1.5 BlueHDi 130ch (2017–2020) — la chaîne de distribution à surveiller
Le 1.5 BlueHDi 130ch est le diesel de référence de la deuxième génération, et c'est généralement un bon moteur — sauf sur les premières séries (2017–2020). Un défaut de chaîne de distribution a été signalé : l'allongement de la chaîne se traduit par des claquements au démarrage et, dans les cas avancés, par des problèmes de calage moteur. La réparation coûte entre 1 200 et 2 500 euros.
Peugeot a corrigé ce problème au restylage de septembre 2020. Un 1.5 BlueHDi 130ch acheté après le restylage est considéré comme l'une des meilleures options diesel du marché des SUV familiaux — bon équilibre performances/consommation, fiabilité améliorée.
Quelles motorisations choisir sur un Peugeot 5008 d'occasion ?
1ère génération : les valeurs sûres
Sur un 5008 I (2009–2017), deux motorisations tirent leur épingle du jeu. Le 2.0 HDi 150ch (2012–2017) est le diesel robuste de la gamme : couple généreux, chaîne de distribution solide, excellente tenue sur longs trajets. C'est la motorisation à privilégier si vous faites beaucoup d'autoroute. Le 1.6 HDi 115ch post-2013 est acceptable si l'entretien est parfaitement suivi et le véhicule sorti d'une utilisation routière plutôt qu'urbaine — évitez les véhicules avec historique citadin inconnu.
Pour la boîte auto : BVA6 après 2013 uniquement. Les mises à jour software ont résolu l'essentiel des à-coups.
2ème génération : privilégier le post-2020
Sur un 5008 II (2017–aujourd'hui), le 1.5 BlueHDi 130ch post-restylage 2020 est le choix le plus safe en diesel — corrigé, économique, bien dimensionné pour un usage mixte. Le PureTech 130ch post-2019 est une bonne option en essence si vous roulez mixte ou en ville. Pour les gros rouleurs, le 2.0 BlueHDi 150ch tient bien sur la durée.
La boîte EAT8 post-2019 est fiable et agréable — les premières EAT6 de 2017 présentent des à-coups similaires à la vieille BVA6.
Ce qu'il faut vérifier avant d'acheter un Peugeot 5008 d'occasion
- Au démarrage à froid : écouter les claquements métalliques — signal d'alerte immédiat sur un THP ou un BlueHDi 130 avec problème de chaîne
- Niveau d'huile : vérifier à froid et comparer avec la jauge, surtout sur un PureTech 130ch pré-2019 ; un niveau anormalement bas trahit une surconsommation active
- Fumée à l'échappement : fumée bleue = huile qui brûle (THP ou PureTech défaillant) ; fumée noire = injection ou FAP à problème
- Comportement de la boîte auto : tester les passages 1er/2ème/3ème à basse vitesse en conduite urbaine — les à-coups de BVA6 ou EAT6 se sentent immédiatement
- Carnet d'entretien : vérifier la régularité des vidanges (intervalle max 20 000 km sur PureTech) et la date de remplacement de la courroie de distribution si applicable
- Code défaut OBD : brancher un lecteur de défauts avant tout achat — les codes P0299 (suralimentation turbo) et P0087 (pression carburant) reviennent souvent sur les HDi fragiles
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Quelles alternatives au Peugeot 5008 ?
Si les risques de fiabilité vous font hésiter, le segment des SUV familiaux 7 places offre quelques alternatives solides. Le Skoda Kodiaq affiche une fiabilité globale supérieure, notamment sur ses motorisations TDI. Le Volkswagen Tiguan Allspace et le Seat Tarraco partagent les mêmes moteurs VAG robustes. Le Kia Sorento se distingue par une garantie 7 ans constructeur qui sécurise davantage l'achat d'occasion.
FAQ — Questions fréquentes
Quel moteur Peugeot 5008 faut-il éviter absolument ?
Le 1.6 THP 156ch essence (2009–2012) est le plus dangereux : pompe à huile et chaîne de distribution peuvent provoquer une destruction moteur. Le 1.6 HDi 110/112ch diesel (2009–2013) est presque aussi problématique avec turbo et injecteurs fragiles.
Le Peugeot 5008 restylé 2020 est-il plus fiable ?
Oui, significativement. Le restylage de septembre 2020 a permis de corriger le défaut de chaîne du 1.5 BlueHDi 130ch et d'améliorer le système de dépollution du BlueHDi 180ch. Un 5008 post-2020 est une valeur beaucoup plus sûre.
Faut-il préférer la boîte automatique ou manuelle sur un 5008 ?
La manuelle est sans risque sur toutes les versions. Pour la boîte auto : éviter la BVA6 avant 2012 et l'EAT6 première série (2017). L'EAT8 post-2019 est en revanche fiable et agréable au quotidien.
Quelle motorisation diesel choisir sur un 5008 ?
Le 2.0 HDi 150ch (1ère génération, post-2012) pour les grands rouleurs. Le 1.5 BlueHDi 130ch (2ème génération, post-restylage 2020) pour un usage mixte. Les deux sont des valeurs sûres avec un entretien régulier.
Quel budget entretien annuel prévoir pour un Peugeot 5008 ?
En dehors des problèmes spécifiques aux motorisations à risque, comptez 600 à 900 euros par an d'entretien courant sur un 5008 II diesel bien entretenu. Prévoyez un budget réparations de 500 à 1 000 euros supplémentaires par précaution sur les premières années si vous achetez un modèle de première génération.